Ivonne obtient la garde de son fils !

Sa lutte pour un statut permanent continue

–> Continuez de lire pour en savoir plus sur ce que vous pouvez faire, y compris contribuer à nos efforts de levée de fonds (c’est urgent!), marcher avec nous dans le contingent « Justice pour Ivonne » lors de la manifestation du 8 mars (la Journée internationale des femmes), et écrire une lettre d’appui.

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Contingent « Justice pour Ivonne » lors de la manif du 8 mars (la Journée internationale des femmes)

Contingent « Justice pour Ivonne » lors de la manif du 8 mars (la Journée internationale des femmes)

Après une journée et demie en Cour, Ivonne a finalement récupéré la garde complète de son fils âgé de 1 an, du moins pour le moment. Ivonne et son fils étaient séparés depuis le 10 janvier dernier, date à laquelle une juge de la cour de St-Jérôme avait accordé la garde de son fils à son ex-conjoint, citant son statut d’immigration précaire. La décision d’aujourd’hui est valide jusqu’à ce qu’un procès complet ait lieu au cours de l’automne. L’ex-conjoint d’Ivonne a un droit d’accès. Cela veut dire qu’Ivonne ne peut pas quitter le Canada avec son enfant. Cette décision souligne l’importance de la régularisation de son statut de manière permanente.

Bien qu’Ivonne ait obtenu un sursis de renvoi temporaire de la Cour fédérale, son statut au Canada n’est pas permanent. Elle ne peut pas accéder à plusieurs services essentiels (tels que les garderies subventionnées, les soins de santé et les allocations familiales) et demeure toujours à risque éventuel de renvoi vers le Mexique. La lutte continue!

Justice pour Ivonne! Un statut pour toutes et tous!

NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN!

(1) Urgent! Appel aux contributions financières

À l’heure actuelle, l’un des besoins les plus pressants est la question financière. Nous encourageons toutes les personnes qui le peuvent à faire un don, aussi petit soit-il.

Par chèque: S’il-vous-plait, faites votre chèque à « Solidarité sans frontières » et inscrivez « Support pour Ivonne » comme objet. Vous pouvez envoyer votre chèque par courriel à l’adresse suivante (ou, alternativement, visitez la même adresse et laissez le chèque dans le pigeonnier) :

Solidarité sans frontières / Justice pour Ivonne
1500 de Maisonneuve ouest, suite 204
Montréal, Québec H3G 1N1

Par Paypal :

Argent comptant : Contactez justicepourivonne@gmail.com afin d’organiser une contribution en argent comptant. Vous pouvez aussi vous présenter à l’adresse suivante, entre 12h et 18h, du lundi au jeudi, pour faire un don en personne : 1500 de Maisonneuve ouest, suite 204 (métro Guy-Concordia).

2) Contingent «Justice pour Ivonne» dans la manifestation du 8 mars, la Journée internationale des femmes

Journée internationale des femmes (le 8 mars)

Journée internationale des femmes (le 8 mars)

Joignez-vous à nous à l’occasion de la Journée internationale des femmes le samedi 8 mars prochain. La manifestation « Solidaires contre la précarité:
Brisons la cage de verre de l’insécurité
! », organisée par les Femmes de diverses origines, débute à 15h30 au Square Cabot (métro Atwater).

Rendez-vous devant la bannière “Justice pour Ivonne! Un statut pour toutes et tous” et marchez avec nous!

3) Écrivez une lettre d’appui au nom d’un organisme

Nous encourageons les organismes à écrire des lettres de soutien à la campagne d’Ivonne. Nous partageons ces lettres sur notre site Internet et dans son dossier d’immigration. Des lettres personnalisées écrites par une variété d’organisations (collectifs, associations, syndicats, refuges, coopératives, centres communautaires, etc.) ont un impact plus important qu’une lettre type.

Ivonne Hernandez est arrivée au Canada en 2009 et a déposé une demande d’asile. En octobre 2011, sa demande d’asile a été rejetée et elle a reçu un ordre de renvoi. Plutôt que de retourner faire face au danger réel qu’elle cours au Mexique, elle a joint les rangs du quelque demi-million de personnes qui vivent sans papiers au Canada. Ces individus constituent l’un des groupes les plus vulnérables et les plus exploités de notre société.

Le 11 décembre 2013, Ivonne a fui son domicile avec son fils et a trouvé refuge dans un centre d’hébergement pour femmes survivantes de violence conjugale. Son conjoint l’a alors promptement dénoncée auprès des autorités.

Dans un jugement scandaleux et précipité rendu le 10 janvier dernier, un juge a accordé la garde du fils d’Ivonne au père canadien de ce dernier, citant le statut d’immigration précaire d’Ivonne. La mère et le fils avait alors seulement le droit de se voir huit heures par semaine.

Le 22 janvier dernier, alors qu’elle allait chercher son fils qui était avec son ex-conjoint, elle a été arrêtée à la station de métro Berri-UQAM dans le cadre d’un véritable guet-apens impliquant les autorités frontalières et la police.

Tous les aspects de ce cas sont choquants et dégoûtants. Ivonne n’aurait jamais dû être détenue. Ivonne devrait jouir d’un statut permanent au Canada. Ivonne devrait être protégée de la violence conjugale. Et, par-dessus tout, Ivonne, une mère aimante et affectueuse, n’aurait jamais du être séparée de son fils.

Suite à une mobilisation d’envergure importante et d’une réaction outrée de la part de plusieurs acteurs publics, Ivonne Hernandez a été libérée du Centre de détention pour immigrants le 24 janvier 2014, en échange d’une caution de $4000. Elle doit se présenter régulièrement aux autorités migratoires. Puis, le 28 janvier, l’Agence des services frontaliers du Canada a décidé qu’elle serait déportée le 7 février, sans son fils. C’est à peine quelques jours avant son renvoi, soit le 4 février, qu’un juge de la Cour fédérale lui a accordé un sursis temporaire de renvoi. Dans les faits, cela signifie que Ivonne ne sera pas expulsée et séparée de ses proches et de sa communautés dans les mois à venir. Le juge a en effet cité le tort irréparable qui serait causé si Ivonne était déportée immédiatement et séparée pour toujours de son fils de 14 mois.

Le Canada a rendu très difficile pour des personnes vivant des situations similaires à celle d’Ivonne de régulariser leur statut. Bien que le Mexique ait l’un des taux de violence conjugale parmi les plus élevés du monde et que le taux d’homicide y soit extrêmement élevé, le Canada a tout de même placé ce pays sur une liste de « pays sûrs », pays soi-disant en mesure de protéger leur population d’actes violents.

Une demande pour ré-ouvrir le dossier d’immigration d’Ivonne a été déposée en novembre dernier. Une nouvelle demande a été déposée, mais en date d’aujourd’hui, aucune réponse n’a été émise. Toutefois, le ministre de l’Immigration a le pouvoir discrétionnaire d’intervenir dans le dossier à tout moment pour régulariser le statut d’Ivonne.

La mobilisation se poursuit!